Ce que vous devez savoir sur l’augmentation mammaire

Chaque année, les femmes sont de plus en plus nombreuses à pousser la porte des cliniques de chirurgie esthétique. L’intervention ne souffre plus de la mauvaise image qu’elle pouvait avoir dans les années 1980-1990, car les résultats sont désormais bien plus naturels. Aujourd’hui, les techniques se sont considérablement améliorées, et se sont diversifiées pour répondre aux besoins de toutes les patientes. 

La première consultation avec le chirurgien

Le premier contact avec le praticien est le plus important, car c’est lui qui doit vous mettre en confiance avant tout. Le chirurgien doit être à l’écoute et savoir orienter votre choix dans votre intérêt. Il doit pouvoir répondre à toutes vos questions et vous faire des propositions raisonnables. L’écoute est très certainement l’un des critères les plus importants en ce qui concerne les opérations d'augmentation mammaire, notamment lorsque l’on consulte au sujet d’une reconstruction à la suite d’une maladie, d’une déformation liée à une pathologie ou même au sujet d’un complexe. N’hésitez pas, en cas de doute, à demander plusieurs avis. Venez de préférence accompagnée d’une personne de confiance, ne serait-ce que pour vous rassurer.

Quelles sont les différentes techniques d’intervention ?

Tout d’abord, le chirurgien peut insérer la prothèse de trois manières différentes. Il est possible de l’insérer en procédant à une incision dans le pli naturel de l’aisselle, ou dans le pli sous-mammaire ou bien en effectuant une incision sous l’aréole. Ensuite, le choix de la prothèse dépendra également du souhait de la patiente et des préconisations du chirurgien. L’enveloppe peut contenir du silicone pour des résultats plus naturels et un meilleur confort à la palpation. Elle peut aussi contenir une solution saline ou de l’eau gélifiée qui seront plus faciles à absorber par l’organisme en cas de rupture de la poche.

Depuis quelques années déjà, d’autres techniques ont été mises au point comme celle de l’injection de graisse récupérée sur le corps de la patiente ou celle de l’autogreffe. Les résultats sont plus naturels, aussi bien au toucher qu’à la vue. Néanmoins, cette technique est davantage utilisée pour les faibles augmentations et pour les seins déformés.

Quelles sont les suites opératoires ?

L’opération et l’anesthésie générale nécessiteront une hospitalisation. Généralement, il faut prévoir entre 5 et 10 jours d’arrêt de travail. Le chirurgien appliquera un pansement compressif à surveiller régulièrement. Certains soins seront réalisés par une infirmière à domicile ou en cabinet médical. Une fois enlevé, il faudra attendre quelques jours pour une bonne cicatrisation et quelques semaines avant la reprise du sport. Pensez donc à faire le ménage chez vous avant l’hospitalisation et à changer les draps et les serviettes. Les premiers jours, le praticien vous prescrira des antalgiques pour éviter les douleurs.

L’augmentation mammaire peut-elle être prise en charge par la sécurité sociale ?

En tant qu’opération de chirurgie esthétique, la prise en charge des frais par la sécurité sociale n’est possible que dans des cas très restreints et après avoir envoyé une demande d’entente préalable. Généralement, l’organisme de remboursement n’accepte que dans trois cas. D’abord, en cas d’absence totale de poitrine (avec un bonnet inférieur à A). Ensuite, en cas de seins tubéreux. Enfin, s’il existe une asymétrie très importante.